Descriptif
Les changements globaux accroissent la probabilité et l'intensité des événements extrêmes, tandis que le développement économique des espaces les plus exposés accroît les risques de catastrophes, en particulier dans les grandes villes et les métropoles. Mais les efforts pour lutter contre les dégradations de l'environnement, le dérèglement climatique et les risques n’ont pas les mêmes effets sur tous les territoires, toutes les activités ou tous les groupes sociaux. Ce séminaire envisage les questions urbaines non pas comme des questions techniques appelant des recettes toutes faites, en questionnant la cartographie des risques, les diagnostics de vulnérabilité et les indicateurs de résilience, afin de montrer que les outils techniques peuvent parfois creuser les inégalités et décaler les externalités négatives vers d’autres territoires. L’objectif est d’explorer les tensions entre compétitivité métropolitaine, transition environnementale et justice sociale pour repenser la gouvernance des risques urbains.
Objectifs pédagogiques
Ce séminaire porte une attention particulière à l’envers du décors, au possible fossé entre les discours affichés et les processus sociaux et territoriaux face aux risques et aux extrêmes climatiques. Les territoires qui cumulent les risques et expositions ont tendance à concentrer plus de populations et d’activités vulnérables par un tri socio-économique : les plus favorisés partant en premier, et laissent alors les autres dans une spirale descendante. Alors que les problèmes environnementaux sont traités de façon sectorielle (risques, climat, pollutions, nuisances, perte de biodiversité, etc.) ou sous des angles plus techniques que politiques et sociaux, les interdépendances propres aux métropoles et aux changements globaux nécessitent une mise à jour des outils réglementaires et cartographiques pour éviter que les solutions sectorielles se traduisent non pas par une réduction mais par un glissements des risques et des externalités négatives vers d’autres territoires et d’autres groupes. Le foisonnement d'indicateurs autour de la résilience, la vulnérabilité, l'adaptation, les transitions, etc., la multiplication des outils de modélisation alimentent la superposition de discours contradictoires. Chaque prise de décision semble inventer le thermomètre venant lui servir de légitimation. Il s’agit d’explorer les tensions et contradictions entre enjeux sociaux, environnementaux, métropolitains, comme lorsque les zonages et modes de gestion des risques rendent captives les populations les plus vulnérables, ou lorsque certaines politiques environnementales deviennent inadaptées, certaines solutions peuvent se révéler contre-productives et certains efforts d’adaptation apparaissent inéquitables.
effectifs minimal / maximal:
15/30Diplôme(s) concerné(s)
Département OSE
Département d'Humanités et Sciences sociales.Objectifs de développement durable
ODD 6 Eau propre et assainissement, ODD 11 Villes et communautés durables, ODD13 Mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques.Format des notes
Numérique sur 20Littérale/grade américainPour les étudiants du diplôme Titre d’Ingénieur diplômé de l’École polytechnique
Le rattrapage est autorisé (Max entre les deux notes)- le rattrapage est obligatoire si :
- Note initiale < 10
- le rattrapage peut être demandé par l'étudiant si :
- Note initiale < 10
- Crédits ECTS acquis : 2 ECTS
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